Raphael Saadiq, de son vrai nom Charlie Ray Wiggins est né en 1966 du côté d’Oakland en Californie, à la fois auteur, compositeur, guitariste, interprète il a aussi produit beaucoup, notamment pour A Tribe Called Quest, The Roots, En Vogue, D’Angelo, 2Pac, Kelis, Snoop Dog, Jill Scott, Joss Stone, Lionel Richie, Angie Stone, ou encore Roots Manuva, avec succès d’ailleurs, je pense que tous ces artistes ne vous sont pas inconnus…
Quand il décide enfin de revenir à la chanson en solo, il sort un premier album » Instant Vintage » (2002) pour lequel, il reçoit cinq nominations aux Grammy Awards. Ensuite vient « Ray Ray » en 2004.
En 2008 avec « The Way I See It », il retourne aux sources, aux sources de la Soul, le choix de la photo n’est pas anodin… Ce n’est pas pour rien qu’il est souvent qualifié de « nouveau Steevie Wonder », eh ouais rien que ça! Ecoutez » Love That Girl » par exemple; fermez les yeux… Ouais, ça y est, vous y êtes, on dirait des instruments de l’époque!!!
Merlot, Manuel de son vrai nom, Né à Ivry en banlieue parisienne, fonde avec ses potes un groupe de reggae…Eh oui ici on parle de Merlot, mais bon, histoire de donner une idée du parcours musical du type après quatre albums, Il estime avoir fait le tour de ce style et décide d’explorer de nouveaux horizons. Eh oui ici on parle de Merlot…
Il se met alors à travailler avec Cedryk Santens, guitariste/arrangeur et ami d’ami. Il enregistre son premier album, Chansons de haine…et d’amour, sous le pseudonyme de Merlot, un bon mélange de hip hop, de jazz, de blues, de soul, de reggae et de folk. Sur le papier, c’était pas joué d’avance… Mais ça glisse tout seul, voyez vous même.
Alice Russell était la sublime voix du Quantic Soul Orchestra. Originaire de Grande Bretagne, cette chanteuse est bercée par la musique depuis sa plus tendre enfance. Son père, musicien et directeur de chorale l’initie très jeune au chant. Elle a tout d’une Funk Diva avec de jolis cheveux blonds et des petites pommettes rouges. Sa musique est un véritable kaléidoscope à base de gospel, hip-hop, jazz, northern soul, broken-beat, electronica et funk, une petite perle où l’on peut reconnaître ses principales influences voguant entre Donnie Hathaway, Minnie Ripperton, Stevie Wonder, Chaka Khan ou encore Jill Scott.
Le tube « Munkaroo » trouve sa place dans les playlists de très nombreuses radios. Il serait dommage de réduire cette artiste à ce morceau, je vous l’accorde, cependant comment résister à cette mouture live de ce titre…
Le groupe se compose du rappeur Tumi Molekane, du guitariste Tiago Paulo, du batteur Paulo Chibanga et du bassiste David Bergman, ce quatuor formé fin 2001 au fil des jam sessions des cafés de Johannesburg effectue ses premiers concerts à Durban, Pretoria, Cape Town et « Jo’Burg », tout au long de 2002.
Le flow de Tumi ( pas seulement agréable à l’oreille ) est puissant et conscient ( le type est poète, et comment ne pas être engagé en étant noir et sud africain… ). Dans un style proche des Roots ( pour le hip hop ) parfois jazz, parfois dub, parfois rock…Le résultat est parfait, très éclectique, « c’est frais » dirait mon frère.
Tumi and the Volume sont alors nominés pour trois Awards de la musique sud-africaine : meilleur groupe, meilleure pochette, et meilleur album rap. S’offrent la couverture de revues locales comme « Hype Magazine ». Enquillent les premiers assauts sur le vieux continent, en Angleterre, Belgique, Grèce, et en Norvège au Quart Festival où ils font la première partie pour les Roots et Massive Attack. Au pays, ils ouvrent pour Positive Black Soul et Blackalicious, fascinent le North Sea Jazz Festival de Cape Town en 2004. Les tournées s’enchaînent, avec trois départs pour le Canada, dont un tour avec K’Naan, et une apothéose au Montréal Jazz Festival en 2006. A suivi un set mémorable au Sakifo Festival à la Réunion.
Bon en gros c’est une grosse tuerie si vous avez la chance de pouvoir aller les voir sur scène foncez, vous passerez un bon moment c’est sûr. On est loin du bling bling de certains, c’est joyeux, pêchu et conscient.
Ce n’est surement pas la dernière fois que l’on vous parle de Tumi and The Volume!
Il y a quelques semaines, une collègue me demande si je connais une chanteuse du nom de Sophie Delila….nope…pas du tout…
Premier réflexe : direction deezer…et là, coup de cœur. Une très jolie voix soul, des instrumentales parfaitement travaillées et des mélodies qui me restent en tête à la première écoute. « Baby I’m so hooked on you !! »
Second réflexe : chercher une date de concert sur paris !
Elle passe à la flèche d’or dans quelques semaines. I’ll be there.
Pour patienter, je glane quelques infos sur le net…
Avec un nom comme ça on aurait pu s’en douter, mais moi, hypnotisé par sa voix, n’ait à aucun moment pensé qu’elle pu être française et pourtant, c’est bien le cas !
Sophie a grandi à Paris et a évolué dans l’univers de la musique depuis toute petite. Son père, pianiste et auteur, possédait un home studio dans lequel elle passait le plus clair de son temps libre. Bercée par les chansons de Stevie Wonder, Curtis Mayfield, Georges Benson ou Aretha Franklin, elle compose et écrit dès l’âge de 12 ans et commence à s’enregistrer à 15.
Quelques années plus tard, la « petite » parisienne décide, son bac en poche, d’aller poursuivre ses études au grand « Berkley College of Music », à Boston. Elle y découvre le Gospel et le Jazz, et depuis lors, en a compris toute l’essence.
Après 2 ans à Boston, Sophie par pour NYC. Elle est immédiatement engagée dans un studio d’enregistrement et commence par faire les cœurs pour des artiste de la Soul underground New-Yorkaise, fait de belles rencontres, pour finalement auto produire son premier album en 2005 : « All Yours ».
Elle revient ensuite en Europe, s’installe aux pays des Beatles, histoire de s’imprégner de la culture rock de ces terres. Là encore, de belles collaborations arrivent pour donner naissance à un second album, arrivé dans les bacs en novembre 2008, « Hooked » avec un titre phare que vous avez peut être entendu à la radio, « Nature of the crime »….
Le soir tant attendu est arrivé. Je débarque à la Flèche d’Or, cette petite salle du 20ème qui a l’habitude d’accueillir de très bons artistes.
Une petite demie heure après, l’artiste arrive sur scène et commence par chauffer la salle avec le titre éponyme de son album, « Hooked », et ya pas à dire, ça accroche.
En plus de ça, pour ne pas laisser nos yeux en reste, Sophie est plus que jolie…
S’ensuit une heure de pur plaisir…et, si je devais avoir un regret, c’est qu’elle n’ait eu de choristes pour donner encore une plus de « Soul » à la formation Guitare à 6 cordes, Guitare électrique, Basse, Batterie.
Quoi qu’il en soit, Sophie n’a rien à envier aux grands qui ont bercé son enfance.
De ses cordes vocales au bout de ses long cheveux bouclés, c’est une vraie chanteuse de black musique.
La France a sa voix Soul féminine, et elle s’appelle Sophie Delila.