Posts Tagged “Soul”

Just Jack, un bon mélange de Hip Hop House Electro from Camden

 

Just Jack de son vrai nom, Jack Althop est un jeune chanteur Londonnien ayant grandi dans le quartier de Camden, sa carrière musicale démarre lentement mais surement. Après avoir arrêté ses études, Just Jack décide de se consacrer entièrement à la musique.

Pour la petite histoire, il débute sa carrière avec deux magnéto!!! ( héhé monsieur était Dj aussi ) et produit son premier album « The Outer Marker » en 2002, en 2005 il signe chez Mercury Records avec l’album  » Overtones « , c’est un mix de tout ce qui bouge, bon nombre d’influences caractérisent le travail de Just Jack, un bon mélange de Break dancing, Soul, Funk, Disco, Hip Hop, House et électro…Sur « Starz in their eyes » j’apprécie particulièrement la petite guitare funky…

Disco: 2002 – The Outer Marker
           2007 – Overtones

 

 

Baloji, Hotel Impala

Baloji signifie sorcier ( chez les kasaïens ) mais ne vous y trompez pas, sa magie à lui est tout naturellement l’alchimie des mots…

Baloji est né à Lubumbashi, capitale de la province du Katanga au Congo où il vit avec sa mère jusqu’à ses 4 ans. Dès lors son père l’emmène dans sa famille en Belgique, l’enfant, l’adolescent n’y trouvera jamais sa place.

 

L’album « Hôtel Impala » tire son nom du motel que possédait son père à Kolwezi au Katanga, anéanti lors des violences du début des années 90. » Hôtel Impala » s’inscrit dans une démarche artistique particulière qui a pour finalité un séjour au Congo à la rencontre de sa mère naturelle afin de lui remettre le récit de ses périodes marquantes au travers de differents titres, de son enfance au Congo « Tout ceci ne vous rendra pas le Congo », à sa vie d’adulte en Belgique, la rencontre de sa belle famille « Entre les lignes « , ses difficultés en situation irrégulière « Repris de justesse « . Le récit d’une vie qui se déroule à la manière d’une épopée selon son point de vue d’ »Afropéen ».

On se délecte de son flow comme l’on pourrait le faire pour un bon vin, celui accomppagné de beats d’influences Soul, Afrobeat et Rap, qui se révèle être une production truffée de cuivres rutilants, de guitares funky et de grooves graves. Sur des beats organiques et des instrumentaux ambitieux, Hotel Impala fait appel à près de 56 musiciens dont des chorales, des cordes, des beatmakers… Quelques invités de marque aussi, dont Amp Fiddler, le chanteur-clavieriste americain qui tourne avec Parliament/Funkadelic et Prince, Ella Woods, la chanteuse des Platters, Gabriel Rios et les Glimmerstwins. Baloji compose 6 des 17 titres de ce LP mixé par Philippe Weiss (NTM, Diam’s, Aznavour).

Mélissa Laveaux : la voix chaude qui nous vient du froid.

Dans la lignée d’une Asa ou d’une Ayo, je vous présente aujourd’hui Mélissa Laveaux, jeune artiste canadienne qui semble très prometteuse.

Née en 1985, à Montréal, Mélissa est issue d’une famille fraîchement immigrée de l’île d’Haïti. Son père, musicien à ses heures perdues, lui offre une guitare d’occasion à l’âge de 13 ans. L’adolescente commence alors à apprendre la musique de manière autodidacte, et, au fil des années, sa passion pour la création musicale se veut grandissante, au grand désespoir de ses parents qui la rêvent médecin.

Influencée par différents courants musicaux tels que la World Music, le Hip-Hop et la Soul, Mélissa commence très vite à composer ses chansons. Elle écrit d’abord en anglais, langue de son pays natal, mais, n’oublie nullement ses origines, et les mets à l’honneur dans des textes en français, puis, en créole.

A 21 ans elle sort un premier album totalement auto produit, en écoute sur myspace.
C’est l’année suivante, en 2007, qu’elle croise le label No Format! qui est immédiatement séduit et la signe aussitôt. Elle obtient en cette même année la bourse « Lagardère jeunes talents », qui lui permet de produire en 2008 son premier « album officiel »  , « Camphor & Copper », qui prend comme bases l’album auto produit auparavant.

Je vous invite donc à découvrir ici le premier single de cet album, qui n’est autre qu’une chanson d’ »Elliott Smith » merveilleusement revisitée : « Needle in the hay ». Enjoy !

Coups de coeur : Merlot et Alice Russell

Bon, on commence doucement cette semaine…

Merlot, Manuel de son vrai nom, Né à Ivry en banlieue parisienne, fonde avec ses potes un groupe de reggae…Eh oui ici on parle de Merlot, mais bon, histoire de donner une idée du parcours musical du type après quatre albums, Il estime avoir fait le tour de ce style et décide d’explorer de nouveaux horizons. Eh oui ici on parle de Merlot…

Il se met alors à travailler avec Cedryk Santens, guitariste/arrangeur et ami d’ami. Il enregistre son premier album, Chansons de haine…et d’amour, sous le pseudonyme de Merlot, un bon mélange de hip hop, de jazz, de blues, de soul, de reggae et de folk. Sur le papier, c’était pas joué d’avance… Mais ça glisse tout seul, voyez vous même.

Alice Russell était la sublime voix du Quantic Soul Orchestra. Originaire de Grande Bretagne, cette chanteuse est bercée par la musique depuis sa plus tendre enfance. Son père, musicien et directeur de chorale l’initie très jeune au chant. Elle a tout d’une Funk Diva avec de jolis cheveux blonds et des petites pommettes rouges. Sa musique est un véritable kaléidoscope à base de gospel, hip-hop, jazz, northern soul, broken-beat, electronica et funk, une petite perle où l’on peut reconnaître ses principales influences voguant entre Donnie Hathaway, Minnie Ripperton, Stevie Wonder, Chaka Khan ou encore Jill Scott.

Le tube « Munkaroo » trouve sa place dans les playlists de très nombreuses radios. Il serait dommage de réduire cette artiste à ce morceau, je vous l’accorde, cependant comment résister à cette mouture live de ce titre…

Tumi and the Volume ou le funk, le hip hop, le jazz… made in Johannesburg

Tumi and the Volume

 

Le groupe se compose du rappeur Tumi Molekane, du guitariste Tiago Paulo, du batteur Paulo Chibanga et du bassiste David Bergman, ce quatuor formé fin 2001 au fil des jam sessions des cafés de Johannesburg effectue ses premiers concerts à Durban, Pretoria, Cape Town et « Jo’Burg », tout au long de 2002.

Le flow de Tumi ( pas seulement agréable à l’oreille ) est puissant et conscient ( le type est poète, et comment ne pas être engagé en étant noir et sud africain… ). Dans un style proche des Roots ( pour le hip hop ) parfois jazz, parfois dub, parfois rock…Le résultat est parfait, très éclectique, « c’est frais » dirait mon frère.

Tumi and the Volume sont alors nominés pour trois Awards de la musique sud-africaine : meilleur groupe, meilleure pochette, et meilleur album rap. S’offrent la couverture de revues locales comme « Hype Magazine ». Enquillent les premiers assauts sur le vieux continent, en Angleterre, Belgique, Grèce, et en Norvège au Quart Festival où ils font la première partie pour les Roots et Massive Attack. Au pays, ils ouvrent pour Positive Black Soul et Blackalicious, fascinent le North Sea Jazz Festival de Cape Town en 2004. Les tournées s’enchaînent, avec trois départs pour le Canada, dont un tour avec K’Naan, et une apothéose au Montréal Jazz Festival en 2006. A suivi un set mémorable au Sakifo Festival à la Réunion.

Bon en gros c’est une grosse tuerie si vous avez la chance de pouvoir aller les voir sur scène foncez, vous passerez un bon moment c’est sûr. On est loin du bling bling de certains, c’est joyeux, pêchu et conscient.

Ce n’est surement pas la dernière fois que l’on vous parle de Tumi and The Volume!

www.myspace.com/tatv

www.thevolume.co.za

 www.myspace.com/tumipoetmc

To be continued…