The Boondocks est une mini bande dessinée humoristique, ou comic strip, crée et écrite par Aaron McGruder, et qui vu le jour en 97 dans le journal du l’Université du Maryland. C’est une comédie politiquement très incorrecte, qui à pour personnages principaux des personnages afro-américains, et décrivant ses relations avec la communauté blanche.
La BD s’est très vite vue critiquée par les lobbies des deux communautés, et nombreux sont ceux qui l’ont jugée anti patriotique après le 11 septembre.
L’adaptation en dessin animé marqua la fin de la parution de la BD, quand Sony, qui en avait acheté les droits, diffusa le premier épisode le 6 Novembre 2005 au Etats Unis au cours de l’émission Adult Swim. Il en existe une traduction française, qui a été diffusée sur MCM sous le même nom.
L’histoire :
Quand Robert « Granddad » Freeman devient, malgré lui, le tuteur légal de ses deux petits enfants surexcités, il décide de les enlever de la banlieue sud de Chicago, pour le quartier huppé de Woodcrest a.k.a The Boondocks (la cambrousse), il pense qu’il pourrait ignorer la présence des deux jeunes garçons et passer son 4ème quart de siècle tranquille. Mais ni Huey, 10 ans, révolutionnaire de gauche, ni son frère Riley, 8 ans, petite graine de gangsta en puissance, ne compte se laisser changer par son nouvel environnement.
Robert est tout le temps, ou presque, en train de crier. Il donne l’impression d’être né grincheux. Un grand mystère plane autour de son vrai âge, mais on sait tout de même qu’il a assisté à certains des plus grands tournants de l’histoire, et que Malcolm X est mort en lui devant 5 dollars. Malgré son âge, il est toujours à la recherche d’une jeune et jolie demoiselle à qui passer la bague au doigt.
Huey, est un révolutionnaire et un terroriste verbal qui va à l’école élémentaire J. Edgar Hoover de Woodcrest. Il n’a pas peur de montrer du doigt toute manifestation de racisme ou d’hypocrisie dont il est témoin, ce qui génère pas mal de situations de malaise généralisé, notamment quand des blancs sont impliquées. Il changera le monde un jour. Mais pour l’instant, il lui est encore un peu difficile de combattre le pouvoir alors qu’il ne même pas encore conduire une voiture.
Riley, qui a changé son nom pour s’appeler Riley Escobar, est un pur produit de la culture rap américaine actuelle. Son passe temps favori est de commettre des actes de délinquance juvénile en tous genres, mais malgré tout, il n’est pas qu’une petite racaille. Quand il n’est pas en train de défendre R.Kelly au tribunal, il est en train de se prendre une branlée par son frère à P.E.S.
D’autres personnages récurrents viennent faire de chaque épisode de The Boondocks un véritable show hilarant.
L’oncle Ruckus, par exemple, qui ne supporte pas les noirs et pour qui il n’y a qu’un seul « King », Elvis Presley. Plutôt étonnant quand il s’avère que cet oncle Ruckus est lui-même noir.
Il existe à ce jour deux saisons d’animés de The Boondocks, et 6 Tomes publiés chez Dargaud, couvrant la période de 1999 à 2001.
Comme vous le verrez ci après, la traduction est vraiment pas à la hauteur alors comme d’hab, je recommande la VOST. Enjoy !
Recherches: Aaron McGruder, Afro-Américain, BD, black-power, Comics Trip, Dessin Animé, Etats Unis, Granddad, Huey Freeman, J. Edgar Hoover, Malcolm X, MCM, Riley Escobar, Riley Freeman, Robert Freeman, Ruckus, Sony, The Boondocks, Université du Maryland, Woodcrest