Spike Lee, un cinéaste incontournable.

3 février 2009

Spike Lee

Shelton Jackson “Spike” Lee (né le 20 Mars 1957) est un très célèbre réalisateur-producteur-auteur-comédien afro américain, connu pour ses films traitant des problèmes sociaux et politiques. Il enseigne également le cinéma aux universités de New-York et de Columbia. Il est à ce jour le cinéaste noir qui a eu la plus longue carrière aux Etats-Unis, et ce n’est pas fini. Sa société de production 40 Acres & A Mule Filmorks a produit plus de 35 films depuis 1983. Le nom de sa société fait référence à une loi adoptée en janvier 1865 et qui promettait aux esclaves affranchis 40 acres, et un mule.

Lee est né à Atlanta, en Géorgie, d’une mère professeur d’art et de littérature africaine et d’un père musicien de Jazz et compositeur. Lee et ses parents ont emménagé à Brooklyn pendant son enfance, et aujourd’hui, le quartier de Fort Green héberge sa société de production, ainsi que différentes sociétés dont il est propriétaire ou avec lesquelles il est relié.

Parallèlement à ses études au très prestigieux Morehouse College où il obtient une licence en communication, il suit des cours de cinéma à l’université de Clark à Atlanta, et tourne son premier film d’étudiant, Last Hustle in Brooklyn.

Il rejoint ensuite la Tisch School of the Arts, école de cinéma la plus réputée de la cote est, d’où il ressort avec un Master of Fine Arts, en Cinéma et Télévision.
Son film de thèse de fin d’études Joe’s Bed-Stuy Barbershop : We cut Heads, a été le 1er film d’étudiant à être projeté au Lincoln Center’s New Directors Films Festival.

En 1985, il tourne son 1er film en tant que réalisateur professionnel, She’s Gotta Have it, en 2 semaines, et avec un budget de 175 000$.
Lors de sa sortie en 1986, il génèrera plus de 7 000 000$ de recettes au Box Office américain.

La sortie du film ouvrit également à Spike une autre perspective de carrière. Les responsables marketing Nike lui offrent de réaliser les spots publicitaire de la marque, voulant associer son personnage dans She’s Gotta Have it, l’inconditionnel de Michael Jordan, Mars Blackmon, et Jordan lui-même, dans leur campagne de promo pour les Air Jordan. Plus tard, la société 40 Acres & A Mule Filmworks réalisera des spots pour Converse, Jaguar, Taco Bell et Ben & Jerry’s.

Les films de Spike Lee examinent les relations interraciales, le rôle des médias dans la vie actuelle, la délinquance urbaine et la pauvreté, et d’autres questions politiques.

Son film Do the Right Thing a été nominé pour l’Oscar du meilleur scénario original en 1986. Beaucoup de gens à Hollywood pensèrent que le film méritait, aussi, celui du meilleur film. Cette année, c’était « Le chauffeur de Miss Daisy » qui remportait l’oscar du meilleur film. Interviewé le 7 Avril 2007 par le New York Magazine, Spike Lee déclara que cela l’avait encore plus peiné que le fait même de ne pas avoir reçu cette nomination.

En 1997, son documentaire portant sur l’attentat raciste d’une église baptiste en Alabama le 15 Septembre 1963, 4 Little Girls, est nominé pour l’oscar du meilleur documentaire.

Le 2 mai 2007, le 50ème Festival international du film de San Francisco lui décerne sa décoration spéciale et il début 2009 il reçoit le prix Wexner, qui récompense les artistes dont le travail reflète une vraie innovation, la plus grande qualité, et la plus profonde intégrité.

Spike Lee est donc un homme plein de récompenses, mais il est également sujet à de nombreuses controverses. Il n’a pas hésité au cours de sa carrière à dénoncer les comportements politiques, notamment quant à la réaction du gouvernement suite au passage de l’ouragan Katrina, en 2005. Parfaitement conscient de sa position, il se sait devoir s’exprimer pleinement quant aux problèmes de la société actuelle. C’est incontestablement l’un des plus grand homme que le cinéma contemporain ait connu.

Ci-après, une scène d’anthologie de l’un de ses meilleurs films, The 25th Hour : Enjoy !

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Catégorie : Cinéma

The Boondocks : deux gosses qui égratignent l’Amérique.

17 janvier 2009

The Boondocks est une mini bande dessinée humoristique, ou comic strip, crée et écrite par Aaron McGruder, et qui vu le jour en 97 dans le journal du l’Université du Maryland. C’est une comédie politiquement très incorrecte, qui à pour personnages principaux des personnages afro-américains, et décrivant ses relations avec la communauté blanche.
La BD s’est très vite vue critiquée par les lobbies des deux communautés, et nombreux sont ceux qui l’ont jugée anti patriotique après le 11 septembre.
L’adaptation en dessin animé marqua la fin de la parution de la BD, quand Sony, qui en avait acheté les droits, diffusa le premier épisode le 6 Novembre 2005 au Etats Unis au cours de l’émission Adult Swim. Il en existe une traduction française, qui a été diffusée sur MCM sous le même nom.

L’histoire :
Quand Robert « Granddad » Freeman devient, malgré lui, le tuteur légal de ses deux petits enfants surexcités, il décide de les enlever de la banlieue sud de Chicago, pour le quartier huppé de Woodcrest a.k.a The Boondocks (la cambrousse), il pense qu’il pourrait ignorer la présence des deux jeunes garçons et passer son 4ème quart de siècle tranquille. Mais ni Huey, 10 ans, révolutionnaire de gauche, ni son frère Riley, 8 ans, petite graine de gangsta en puissance, ne compte se laisser changer par son nouvel environnement.

Robert est tout le temps, ou presque, en train de crier. Il donne l’impression d’être né grincheux. Un grand mystère plane autour de son vrai âge, mais on sait tout de même qu’il a assisté à certains des plus grands tournants de l’histoire, et que Malcolm X est mort en lui devant 5 dollars. Malgré son âge, il est toujours à la recherche d’une jeune et jolie demoiselle à qui passer la bague au doigt.

Huey, est un révolutionnaire et un terroriste verbal qui va à l’école élémentaire J. Edgar Hoover de Woodcrest. Il n’a pas peur de montrer du doigt toute manifestation de racisme ou d’hypocrisie dont il est témoin, ce qui génère pas mal de situations de malaise généralisé, notamment quand des blancs sont impliquées. Il changera le monde un jour. Mais pour l’instant, il lui est encore un peu difficile de combattre le pouvoir alors qu’il ne même pas encore conduire une voiture.

Riley, qui a changé son nom pour s’appeler Riley Escobar, est un pur produit de la culture rap américaine actuelle. Son passe temps favori est de commettre des actes de délinquance juvénile en tous genres, mais malgré tout, il n’est pas qu’une petite racaille. Quand il n’est pas en train de défendre R.Kelly au tribunal, il est en train de se prendre une branlée par son frère à P.E.S.

D’autres personnages récurrents viennent faire de chaque épisode de The Boondocks un véritable show hilarant.
L’oncle Ruckus, par exemple, qui ne supporte pas les noirs et pour qui il n’y a qu’un seul « King », Elvis Presley. Plutôt étonnant quand il s’avère que cet oncle Ruckus est lui-même noir.
Il existe à ce jour deux saisons d’animés de The Boondocks, et 6 Tomes publiés chez Dargaud, couvrant la période de 1999 à 2001.


Comme vous le verrez ci après, la traduction est vraiment pas à la hauteur alors comme d’hab, je recommande la VOST. Enjoy !

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Catégorie : Artisanat, Dessin, Télévision