Miracle à Santa-Anna : Spike Lee censuré en France !

1 mars 2009

Tout d’abord, merci à Essimi pour la vidéo. Elle m’a donnée envie de regarder le film aussitôt et je viens juste de le terminer.

A la question est ce qu’il y a eu censure, la réponse est sans équivoque. OUI !

La censure est la limitation arbitraire ou doctrinale de la liberté d’expression de chacun. Elle passe par l’examen du détenteur d’un pouvoir sur des livres, journaux, bulletins d’informations, pièces de théâtre et films, etc. — et ce — avant d’en permettre la diffusion au public.

Il est désolant de voir se pratiquer de tels actes aujourd’hui à l’égard d’un grand homme du cinéma comme Spike Lee.

Dire que le film n’aurait pas généré assez de recettes est une ineptie, purement et simplement.

Manifestement, le contexte politico-financier n’est pas favorable à la diffusion d’un tel film pour les têtes dirigeantes de notre pays.

Ce film qui couvre une partie de la seconde guerre mondiale, mis à part le massacre commis par des SS, le 12 août 1944, dans le village toscan de Sant’Anna di Stazzema qui a effectivement eu lieu, est présentée comme une fiction très romancée, que j’ai pris plaisir à regarder et que je vous conseille.

Nombreux sont ceux quoi donnent leur point de vue quant aux éventuelles raisons de la non-distribution du film, et abordent le problème d’un point de vue racial, s’appuyant sur le fait que le film montre pour la 1ère fois la présence de soldats Afros Américains pendant cette guerre et que cela puisse être dérangeant. Je n’aborderais pas cette aspect de la question.

Le détail, qui n’en est pas un, qui moi me fait “tiquer” est que LE méchant du film, est un collabo Italien, dont l’acte de traitrise est directement responsable du massacre de Sant’Anna di Stazzema, seul fait réellement historique du film.

En Italie on parle dans les journaux de « l’ Affaire St Anna ». Mais là bas tous les médias appartiennent à Monsieur Berlusconi.

Berlusconi dont on connait l’étroitesse d’esprit :

Ce Berlusconi dont notre président, marié à la belle Italienne Carla Bruni, copie actuellement le modèle de contrôle des médias.

Peut être faudrait il donc regarder aussi du coté du trio Sarko-Berluso-TF1 et des intérêts de chacun quant à la distribution de ce film en France ?…

Internet nous permet la communication de masses et l’accès direct à l’information. Aujourd’hui, nous pouvons nous informer et informer les autres de manière quasi autonome et faire preuve de notre libre arbitre même quant à ces œuvres qui sont victimes de censure.

J’ai vu le reportage hier soir, téléchargé le film aussitôt et l’ai regardé ce matin. Je n’incite pas au téléchargement illégal, mais je crois qu’en pareille situation, ça s’impose. Je ne vois pas en quoi je nuis à la vente d’un produit si la vente de celui ci m’est pas destinée.

Ajoutons à cela le fait que le film en question a fait une avant première à la Cinémathèque Française en présence de Spike Lee, et surtout, que son distributeur est le groupe Français, TF1 International, et bien nous avons là un bien bel exemple d’insulte de la part du distributeur à l’encontre du réalisateur et de ses fans, ce qui est tout simplement honteux.(Même si l’on peut se demander si le groupe audiovisuel n’a pas été lui même victime de pressions puisqu’il s’inscrivait dans une démarche qui visait initialement à distribuer ce film) Alors je n’ai aucun scrupule à l’avoir téléchargé.

Spike Lee à lancé une polémique en s’attaquant à Clint Eastwood concernant ses deux fictions retraçant l’histoire de soldats pendant la seconde guerre mondiale ( Lettres d’Iwo Jima / Mémores de nos pères ) lui reprochant de ne pas avoir fait figurer de soldats afro américains dans ceux-ci.

M. Eastowood répondit « qu’un mec comme ça devrait la fermer » et s’est justifié en disant que ses films montraient l’histoire des soldats qui hissèrent le drapeau, et que parmi ceux-ci, aucun d’eux n’étaient noir.

Même si cela est vrai, ce n’est pas pour autant qu’aucun soldat noir ne faisait partie des bataillons qui ont combattu à Iwo Jiwa, alors pourquoi une réponse aussi hostile de la part de Clint Eastwood en réponse à une remarque loin d’être infondée ?

Pour certains, Spike Lee est extrémiste. Moi je pense qu’il s’exprime pleinement grâce à son art, oui. Radicalement, certes. Mais cette radicalité est réponse au racisme (latent) qui subsiste aujourd’hui.

Je ne sais plus ou j’ai lu ça mais quelqu’un a dit que l’on tuait deux fois à la guerre : une fois sur le champ de bataille, et une seconde, après la guerre, par omission de certaines choses.

Comme le dit Stomy Bugsy, tout le monde va au cinéma, mais la plupart des gens ne lisent pas.

A ce jour, aucun film n’avait mis en scène le 24e régiment d’infanterie ainsi que la 92ème division surnommée la division Buffalo Soldiers, qui ont tout deux combattu au Japon. C’est maintenant chose faite.

Le cinéma peut permettre à des minorités de se réveiller, et de s’élever. C’est en cela seulement qu’il mérite d’y avoir réflexion. S’offusquer des maux de la société sans mener d’action concrète n’est que futilité et auto destruction.

Il y a encore une longue route pour la France avant que les minorités y soient aussi bien représentées qu’elles les sont aux Etats-Unis et le seul moyen de la traverser au plus vite, c’est d’y travailler, ensemble, jusqu’à nous créer les moyens que l’on refuse de nous donner.

Alfred de Vigny - Gémir,pleurer, prier,est également lâche – Fais énergiquement ta longue et lourde tâche -

Messan

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Catégorie : Cinéma

Fantan Mojah, un chanteur de talent sur le chemin de la rigueur spirituelle

26 janvier 2009

Fantan Mojah est né à Saint Elizabeth Jamaica, où il vécut jusqu’à l’age de neuf ans. Il écume très tôt les scènes des concours locaux. En bougeant sur la capitale ( Kingston ) il réussi à se faire engager comme roadies pour le Killimanjaro Sound System sous le pseudonyme de Mad Killer, en référence à son idole Bounty Killer.

Sa rencontre avec Capleton et David House coincide avec son intérêt grandissant pour le Rastafarisme. A cette occasion, il écrit des textes pour le prophète et décide de se donner un nom plus spirituel. Il finit par choisir le nom de Fantan Mojah, Mojah signifiant “amour” dans un dialecte africain. Un nom qui traduit mieux ses croyances Rasta et ses sonorités « Kultcha »

Il participe à de nombreux festivals tels que le East Fest, le Spring Break, Sting, Fully Loaded, Summer Jam, West Kingston Jamboree, Montréal Reggae Festival au Canada et le Rototom SunSplash en Italie, mais c’est avec son premier hit “Hungry” sur le Invasion Riddim que son nom sortit de l’ombre grâce au label DownSound.

Une fois lancé dans le monde du reggae en Jamaique, Fantan Mojah enchaina les succès, notamment le nyabinghi “Hail To The King” ou “Corruption “sur le Dutty Rub Riddim qui lui apportèrent la notoriété suffisante pour fonder son groupe, la Macka Tree Family.

En tout, deux albums ” Hail the King” chez Greensleeves Records, en 2005 et ” Stronger ” toujours chez Greensleeves Records en 2008.

On attend la suite impatiemment…

 

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Catégorie : Musique

The Boondocks : deux gosses qui égratignent l’Amérique.

17 janvier 2009

The Boondocks est une mini bande dessinée humoristique, ou comic strip, crée et écrite par Aaron McGruder, et qui vu le jour en 97 dans le journal du l’Université du Maryland. C’est une comédie politiquement très incorrecte, qui à pour personnages principaux des personnages afro-américains, et décrivant ses relations avec la communauté blanche.
La BD s’est très vite vue critiquée par les lobbies des deux communautés, et nombreux sont ceux qui l’ont jugée anti patriotique après le 11 septembre.
L’adaptation en dessin animé marqua la fin de la parution de la BD, quand Sony, qui en avait acheté les droits, diffusa le premier épisode le 6 Novembre 2005 au Etats Unis au cours de l’émission Adult Swim. Il en existe une traduction française, qui a été diffusée sur MCM sous le même nom.

L’histoire :
Quand Robert « Granddad » Freeman devient, malgré lui, le tuteur légal de ses deux petits enfants surexcités, il décide de les enlever de la banlieue sud de Chicago, pour le quartier huppé de Woodcrest a.k.a The Boondocks (la cambrousse), il pense qu’il pourrait ignorer la présence des deux jeunes garçons et passer son 4ème quart de siècle tranquille. Mais ni Huey, 10 ans, révolutionnaire de gauche, ni son frère Riley, 8 ans, petite graine de gangsta en puissance, ne compte se laisser changer par son nouvel environnement.

Robert est tout le temps, ou presque, en train de crier. Il donne l’impression d’être né grincheux. Un grand mystère plane autour de son vrai âge, mais on sait tout de même qu’il a assisté à certains des plus grands tournants de l’histoire, et que Malcolm X est mort en lui devant 5 dollars. Malgré son âge, il est toujours à la recherche d’une jeune et jolie demoiselle à qui passer la bague au doigt.

Huey, est un révolutionnaire et un terroriste verbal qui va à l’école élémentaire J. Edgar Hoover de Woodcrest. Il n’a pas peur de montrer du doigt toute manifestation de racisme ou d’hypocrisie dont il est témoin, ce qui génère pas mal de situations de malaise généralisé, notamment quand des blancs sont impliquées. Il changera le monde un jour. Mais pour l’instant, il lui est encore un peu difficile de combattre le pouvoir alors qu’il ne même pas encore conduire une voiture.

Riley, qui a changé son nom pour s’appeler Riley Escobar, est un pur produit de la culture rap américaine actuelle. Son passe temps favori est de commettre des actes de délinquance juvénile en tous genres, mais malgré tout, il n’est pas qu’une petite racaille. Quand il n’est pas en train de défendre R.Kelly au tribunal, il est en train de se prendre une branlée par son frère à P.E.S.

D’autres personnages récurrents viennent faire de chaque épisode de The Boondocks un véritable show hilarant.
L’oncle Ruckus, par exemple, qui ne supporte pas les noirs et pour qui il n’y a qu’un seul « King », Elvis Presley. Plutôt étonnant quand il s’avère que cet oncle Ruckus est lui-même noir.
Il existe à ce jour deux saisons d’animés de The Boondocks, et 6 Tomes publiés chez Dargaud, couvrant la période de 1999 à 2001.


Comme vous le verrez ci après, la traduction est vraiment pas à la hauteur alors comme d’hab, je recommande la VOST. Enjoy !

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Catégorie : Artisanat, Dessin, Télévision