Diam’s a pété un câble ?

25 janvier 2010

Diam’s aura fait parler d’elle ce week end ! Suite à sa prestation dans la « de moins en moins prestigieuse » cérémonie des NRJ Music Awards, la rappeuse à suscité de vives réaction de la part des internautes. Celle qui, après son « 1 er mandat », revendiquait son état « Brut de Femme », a donné un show avec une mise en scène complètement enfantine, clamant haut et fort à qui voulait l’entendre qu’elle ne vou-lait-pas-gran-dir. Na !

Fini le baggy. Mélanie sort le costume de gentil nounours et a peur de Fadéla Amara la méchante sorcière !

Au milieu de danseurs aux allures de personnages de Dinseyland Paris, d’un pianiste Spider-Man, et d’une jolie demoiselle habillée en Dora l’exploratrice, celle qui autrefois revendiquait le « plaider pour la rue », a complètement changé la forme de son discours. Et ce n’est pas pour plaire à tout le monde !

Pour ceux qui ne l’ont pas vu, voici l’objet de la discussion :



Pour ma part, à la vue de cette vidéo, j’ai simplement ri. Je l’ai donc partagée sur facebook, avant de me rendre compte que ma réaction était loin d’être unanime ! En gros, Diam’s se serait perdue et serait devenue son double, Suzy, la gosse qu’elle clashait dans un titre éponyme en 2001 sur la compil Original Bombattack et qui l’a faite remarquer par Jamel Debbouze.

Après observation des différentes remarques sur le réseau communautaire donc, il m’a semblé que les puristes du rap regrettaient l’époque de la Rencontre du 13e type et que ceux-ci reprochaient à Diam’s de s’être, en somme, écarté de son chemin. Cette constatation m’a amené à une réflexion, réflexion qui n’est absolument pas précisons le, un jugement artistique de Diam’s ou de sa prestation de samedi :

Je pense qu’on ne peut se permettre d’émettre un jugement sur tel ou tel acte/évènement, en le dissociant du contexte dans lequel il se produit.

En l’occurrence, le contexte, c’est les NRJ Music Awards. C’est un évènement qui d’une part, est très controversé pour le choix des artistes qu’elle met en avant et la qualité de son organisation, mais qui surtout d’autre part, s’adresse à un public tout autre que ceux qui se sont défoulé sur Diams. En d’autres termes, je me demande si le puriste de rap regarde Dora l’exploratrice ?…

De manière générale, les nouveaux modes de diffusion, de communication et de partage d’informations, nous permettent de revenir sur des actes/évènements vers lesquels nos intérêts propres ne nous auraientt pas naturellement emmenés. A nous donc de savoir prendre de la distance avant de seulement tenter de les « apprécier ».

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Catégorie : Musique, Télévision

Baloji, Hotel Impala

20 janvier 2009

Baloji signifie sorcier ( chez les kasaïens ) mais ne vous y trompez pas, sa magie à lui est tout naturellement l’alchimie des mots…

Baloji est né à Lubumbashi, capitale de la province du Katanga au Congo où il vit avec sa mère jusqu’à ses 4 ans. Dès lors son père l’emmène dans sa famille en Belgique, l’enfant, l’adolescent n’y trouvera jamais sa place.

 

L’album “Hôtel Impala” tire son nom du motel que possédait son père à Kolwezi au Katanga, anéanti lors des violences du début des années 90.” Hôtel Impala” s’inscrit dans une démarche artistique particulière qui a pour finalité un séjour au Congo à la rencontre de sa mère naturelle afin de lui remettre le récit de ses périodes marquantes au travers de differents titres, de son enfance au Congo “Tout ceci ne vous rendra pas le Congo”, à sa vie d’adulte en Belgique, la rencontre de sa belle famille “Entre les lignes “, ses difficultés en situation irrégulière “Repris de justesse “. Le récit d’une vie qui se déroule à la manière d’une épopée selon son point de vue d’”Afropéen”.

On se délecte de son flow comme l’on pourrait le faire pour un bon vin, celui accomppagné de beats d’influences Soul, Afrobeat et Rap, qui se révèle être une production truffée de cuivres rutilants, de guitares funky et de grooves graves. Sur des beats organiques et des instrumentaux ambitieux, Hotel Impala fait appel à près de 56 musiciens dont des chorales, des cordes, des beatmakers… Quelques invités de marque aussi, dont Amp Fiddler, le chanteur-clavieriste americain qui tourne avec Parliament/Funkadelic et Prince, Ella Woods, la chanteuse des Platters, Gabriel Rios et les Glimmerstwins. Baloji compose 6 des 17 titres de ce LP mixé par Philippe Weiss (NTM, Diam’s, Aznavour).

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Catégorie : Musique