Que les maisons de disques s’adaptent ou qu’on adopte Hadopi ? Députés, votez !

5 mai 2009

Aujourd’hui ou dans les prochains jours sera peut être votée et éventuellement de manière forcée, la loi communément appelée HADOPI, celle que l’on veut présenter comme une protection des artistes et de leurs créations.

Voilà ce que j’en pense :

Etre artiste, c’est un métier, et comme tout métier, celui ci est sujet à des évolutions. SI auparavant, un artiste avait quasi nécessairement besoin d’une maison de disque pour commencer à se faire connaitre, ça n’est plus le cas aujourd’hui.

En effet, le métier d’artiste ne se limite plus au seul savoir exprimer son talent en essayent de se faire repérer. Aujourd’hui, un artiste doit être pro actif et aller chercher son public, commencer à faire écouter sa musique, ce qu’il peut faire grâce à Internet.

Il va pouvoir ensuit se créer un réseau de personnes avec lesquels ils seront complémentaire dans le développement d’un projet et ainsi, créer du buzz. Avec un minimum de compétences, ce groupe pourra même commencer à générer des revenus de manière totalement indépendante avec les offres de régie publicitaire et de système de paiement en ligne à disposition du grand public à ce jour.

Certains artistes (infiniment plus dans la musique que dans le cinéma) ne peuvent voir le métier d’artiste ainsi, car ce n’est pas comme ça qu’ils l’ont appris, mais, comme je le disais précédemment, être artiste est un métier, et quelque soit son métier, on est amené à devoir évoluer avec….ou à ne pas évoluer du tout.

Il en va de même pour les maisons de disque pour qui la vente de formats numériques, qui prend et prendra de plus en plus de place par rapport à la vente « en dur », permet des réductions de coûts de production astronomiques.

En somme, les maisons de disques souhaiteraient garder les mêmes revenus, avec des couts réduits grâce à l’utilisation d’internet, et, surtout grâce aux internautes. Tout ça pour ensuite punir ces mêmes internautes, qui sont à l’origine du buzz, et sans qui ils n’auraient probablement pas découvert leur « nouveau produit ».

Les maisons de disques devraient peut être elles aussi, tout bonnement, évoluer dans ce qu’elles sont et ce qu’elles proposent.

Aujourd’hui, on peut télécharger illégalement l’album d’un artiste, et acheter une place pour le concert de ce même artiste plus d’une fois et demie son prix à la sauvette. Pourquoi, par exemple, ne pas proposer des shows réellement plus ambitieux que ceux auxquels nous sommes habitués, et faire payer les prix d’entrée en conséquence.

Internet permet aussi de solliciter, et là aussi à moindre coût, la participation des fans à des opérations marketing diverses créant ainsi pour les maisons de disques d’autres leviers de génération de revenus que ceux utilisés auparavant. En y réfléchissant et en y travaillant, elles devraient donc pouvoir s’y retrouver, tout comme l’industrie du jeux vidéo, qui s’adapte parfaitement au piratage en proposant, par exemple, des jeux avec des accessoires qu’on est obligé d’acheter en magasins et dont les prix élevés ne freinent pas le succès.

A priori, l’industrie du disque vraiment est celle qui s’est le moins adapté aux changements de ces dernières années.

Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Pierre Arditi et Michel Piccoli, Bernard Murat, pour ne pas les citer, ont envoyés, une lettre ouverte à Martine Aubry, la chef du PS, faisant état de leur sentiment de rupture avec des valeurs telles que la « protection du plus faible face au plus fort ».

Mais dans cette configuration, qui est le plus faible, et qui est le plus fort ?

La maison de disque qui fera pression pour que l’on coupe des lignes internet, l’artiste qui pourra porter plus facilement plainte pour contrefaçon (En effet, la violation des droits d’auteur est constitutive du manquement à l’article L. 336-3, et reste une infraction pénale passible de 3 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende (art. L. 335-2-1 du CPI), ou l’internaute qui pourra être sujet à une double peine ?

D’après ces artistes encore, s’opposer à l’adoption de cette loi, c’est « s’opposer à ce que des règles s’imposent aux opérateurs de télécommunications », qui s’enrichissent en pillant la culture.

Dire cela est totalement absurde quand on sait que les 3 seuls fournisseurs d’accès participant à la discussion soulignent les coûts prohibitifs induits par l’adaptation de leurs infrastructures au dispositif légal prévu par le projet de loi et indiquent déjà que ces coûts se répercuteront sur leurs abonnés. Bien sur si augmentation il du forfait il doit y avoir, elle sera exactement proportionnelle à ces coûts…ou pas !

Quand on ajoute à cela le fait que la loi prévoit qu’un abonné dont la ligne est coupée, continue à payer son abonnement, c’est à se demander si l’intérêt des FAI quant à l’adoption d’HADOPI à vraiment été étudié par les auteurs de cette lettre ouverte qui semblent reprocher à ceux-ci la diminution de leur « retraite »….

Personnellement, je télécharge de manière relativement importante.

Environ 10go par semaine, principalement de films et de séries, et accessoirement de la musique. Je télécharge depuis que j’ai internet et pour moi, cela fait parti des magnifiques possibilités que nous offre la toile.

Avant, je n’avais pas les moyens de m’acheter de cd, d’aller à des concerts, voir des spectacles ou aller au cinéma, du moins, très rarement.

Aujourd’hui, j’ai un emploi et un niveau de vie qui me permettent de me faire quelques plaisirs et je continue de télécharger, et cela, tout en achetant des cd, des jeux vidéos ou en allant au cinéma ou voir des concerts…

La culture étant source d’ouverture sur le monde, si j’avais du (avoir les moyens de) payer pour découvrir toutes les œuvres culturelles (récentes ou anciennes !) ou vidéo ludiques que j’ai appréciées jusqu’à maintenant, j’en serais je pense, sensiblement différent.

La culture étant elle-même source d’inspiration, son accessibilité développe, par nature, la créativité. A contrario, contrôler son accès, c’est contrôler la créativité, ce qui serait une exceptionnelle régression, un retour à l’époque ou il faut nécessairement faire partie d’une catégorie aisée pour profiter de la culture. Les artistes qui soutiennent cette loi, sont donc, indéniablement ceux qui « perdent leurs âme » et qui, dans leur suicide, tentent de tuer Internet dont une des vocations premières est la permission de l’échange culturelle en son plus haut point.

Le téléchargement sera bientôt un crime, et je serais donc un criminel, mais pourtant je sais déjà que je vivrais très bien avec.

Si télécharger devient systématiquement sanctionné, bien je pense que les vendeurs de CD/DVD vierges verront de beaux jours arriver et qu’on reverra apparaitre la vente de cd/dvd pirates dans les cercles de connaissance. On aura peut être également le droit à l’apparition d’un nouveau type de protection anti gravure sur les cd, et aussitôt, d’un nouveau type de graveur outrepassant cette protection pour un prix plus élevé qu’un graveur classique.

On aura donc vu naitre une nouvelle loi, qui aura privé des foyers d’Internet, avec tout ce que cela implique, donner un prétexte aux FAI pour augmenter leurs tarifs ainsi qu’aux fabricants de graveurs, et aux maisons de disques de rester sur le mode de fonctionnement qui a fait leur richesse, magnifique preuve d’immobilisme, en plein cœur du mandat du « Président du changement ! »

En gros, cette loi qui a pour but de protéger les artistes et leurs créations ne sera jamais un frein au piratage, et n’aura servi qu’à occasionner des dépenses supplémentaires au peuple Français, et à lui seul.

Rien de tel dans le contexte actuel pour relancer le pourvoir d’achat !

Pour finir, la droite qualifie le comportement de la gauche lors du 1er passage de la loi devant l’assemblé de puéril et mesquin, occultant ainsi un problème bien plus important et que cette mascarade a mis en exergue, qui est la manière archaïque dont les lois sont votées dans notre cher pays.

Vive la République ! Vive la France !

Messan

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Catégorie : Cinéma, Musique, Théâtre, Télévision

Miracle à Santa-Anna : Spike Lee censuré en France !

1 mars 2009

Tout d’abord, merci à Essimi pour la vidéo. Elle m’a donnée envie de regarder le film aussitôt et je viens juste de le terminer.

A la question est ce qu’il y a eu censure, la réponse est sans équivoque. OUI !

La censure est la limitation arbitraire ou doctrinale de la liberté d’expression de chacun. Elle passe par l’examen du détenteur d’un pouvoir sur des livres, journaux, bulletins d’informations, pièces de théâtre et films, etc. — et ce — avant d’en permettre la diffusion au public.

Il est désolant de voir se pratiquer de tels actes aujourd’hui à l’égard d’un grand homme du cinéma comme Spike Lee.

Dire que le film n’aurait pas généré assez de recettes est une ineptie, purement et simplement.

Manifestement, le contexte politico-financier n’est pas favorable à la diffusion d’un tel film pour les têtes dirigeantes de notre pays.

Ce film qui couvre une partie de la seconde guerre mondiale, mis à part le massacre commis par des SS, le 12 août 1944, dans le village toscan de Sant’Anna di Stazzema qui a effectivement eu lieu, est présentée comme une fiction très romancée, que j’ai pris plaisir à regarder et que je vous conseille.

Nombreux sont ceux quoi donnent leur point de vue quant aux éventuelles raisons de la non-distribution du film, et abordent le problème d’un point de vue racial, s’appuyant sur le fait que le film montre pour la 1ère fois la présence de soldats Afros Américains pendant cette guerre et que cela puisse être dérangeant. Je n’aborderais pas cette aspect de la question.

Le détail, qui n’en est pas un, qui moi me fait “tiquer” est que LE méchant du film, est un collabo Italien, dont l’acte de traitrise est directement responsable du massacre de Sant’Anna di Stazzema, seul fait réellement historique du film.

En Italie on parle dans les journaux de « l’ Affaire St Anna ». Mais là bas tous les médias appartiennent à Monsieur Berlusconi.

Berlusconi dont on connait l’étroitesse d’esprit :

Ce Berlusconi dont notre président, marié à la belle Italienne Carla Bruni, copie actuellement le modèle de contrôle des médias.

Peut être faudrait il donc regarder aussi du coté du trio Sarko-Berluso-TF1 et des intérêts de chacun quant à la distribution de ce film en France ?…

Internet nous permet la communication de masses et l’accès direct à l’information. Aujourd’hui, nous pouvons nous informer et informer les autres de manière quasi autonome et faire preuve de notre libre arbitre même quant à ces œuvres qui sont victimes de censure.

J’ai vu le reportage hier soir, téléchargé le film aussitôt et l’ai regardé ce matin. Je n’incite pas au téléchargement illégal, mais je crois qu’en pareille situation, ça s’impose. Je ne vois pas en quoi je nuis à la vente d’un produit si la vente de celui ci m’est pas destinée.

Ajoutons à cela le fait que le film en question a fait une avant première à la Cinémathèque Française en présence de Spike Lee, et surtout, que son distributeur est le groupe Français, TF1 International, et bien nous avons là un bien bel exemple d’insulte de la part du distributeur à l’encontre du réalisateur et de ses fans, ce qui est tout simplement honteux.(Même si l’on peut se demander si le groupe audiovisuel n’a pas été lui même victime de pressions puisqu’il s’inscrivait dans une démarche qui visait initialement à distribuer ce film) Alors je n’ai aucun scrupule à l’avoir téléchargé.

Spike Lee à lancé une polémique en s’attaquant à Clint Eastwood concernant ses deux fictions retraçant l’histoire de soldats pendant la seconde guerre mondiale ( Lettres d’Iwo Jima / Mémores de nos pères ) lui reprochant de ne pas avoir fait figurer de soldats afro américains dans ceux-ci.

M. Eastowood répondit « qu’un mec comme ça devrait la fermer » et s’est justifié en disant que ses films montraient l’histoire des soldats qui hissèrent le drapeau, et que parmi ceux-ci, aucun d’eux n’étaient noir.

Même si cela est vrai, ce n’est pas pour autant qu’aucun soldat noir ne faisait partie des bataillons qui ont combattu à Iwo Jiwa, alors pourquoi une réponse aussi hostile de la part de Clint Eastwood en réponse à une remarque loin d’être infondée ?

Pour certains, Spike Lee est extrémiste. Moi je pense qu’il s’exprime pleinement grâce à son art, oui. Radicalement, certes. Mais cette radicalité est réponse au racisme (latent) qui subsiste aujourd’hui.

Je ne sais plus ou j’ai lu ça mais quelqu’un a dit que l’on tuait deux fois à la guerre : une fois sur le champ de bataille, et une seconde, après la guerre, par omission de certaines choses.

Comme le dit Stomy Bugsy, tout le monde va au cinéma, mais la plupart des gens ne lisent pas.

A ce jour, aucun film n’avait mis en scène le 24e régiment d’infanterie ainsi que la 92ème division surnommée la division Buffalo Soldiers, qui ont tout deux combattu au Japon. C’est maintenant chose faite.

Le cinéma peut permettre à des minorités de se réveiller, et de s’élever. C’est en cela seulement qu’il mérite d’y avoir réflexion. S’offusquer des maux de la société sans mener d’action concrète n’est que futilité et auto destruction.

Il y a encore une longue route pour la France avant que les minorités y soient aussi bien représentées qu’elles les sont aux Etats-Unis et le seul moyen de la traverser au plus vite, c’est d’y travailler, ensemble, jusqu’à nous créer les moyens que l’on refuse de nous donner.

Alfred de Vigny - Gémir,pleurer, prier,est également lâche - Fais énergiquement ta longue et lourde tâche -

Messan

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Catégorie : Cinéma

Spike Lee, un cinéaste incontournable.

3 février 2009

Spike Lee

Shelton Jackson “Spike” Lee (né le 20 Mars 1957) est un très célèbre réalisateur-producteur-auteur-comédien afro américain, connu pour ses films traitant des problèmes sociaux et politiques. Il enseigne également le cinéma aux universités de New-York et de Columbia. Il est à ce jour le cinéaste noir qui a eu la plus longue carrière aux Etats-Unis, et ce n’est pas fini. Sa société de production 40 Acres & A Mule Filmorks a produit plus de 35 films depuis 1983. Le nom de sa société fait référence à une loi adoptée en janvier 1865 et qui promettait aux esclaves affranchis 40 acres, et un mule.

Lee est né à Atlanta, en Géorgie, d’une mère professeur d’art et de littérature africaine et d’un père musicien de Jazz et compositeur. Lee et ses parents ont emménagé à Brooklyn pendant son enfance, et aujourd’hui, le quartier de Fort Green héberge sa société de production, ainsi que différentes sociétés dont il est propriétaire ou avec lesquelles il est relié.

Parallèlement à ses études au très prestigieux Morehouse College où il obtient une licence en communication, il suit des cours de cinéma à l’université de Clark à Atlanta, et tourne son premier film d’étudiant, Last Hustle in Brooklyn.

Il rejoint ensuite la Tisch School of the Arts, école de cinéma la plus réputée de la cote est, d’où il ressort avec un Master of Fine Arts, en Cinéma et Télévision.
Son film de thèse de fin d’études Joe’s Bed-Stuy Barbershop : We cut Heads, a été le 1er film d’étudiant à être projeté au Lincoln Center’s New Directors Films Festival.

En 1985, il tourne son 1er film en tant que réalisateur professionnel, She’s Gotta Have it, en 2 semaines, et avec un budget de 175 000$.
Lors de sa sortie en 1986, il génèrera plus de 7 000 000$ de recettes au Box Office américain.

La sortie du film ouvrit également à Spike une autre perspective de carrière. Les responsables marketing Nike lui offrent de réaliser les spots publicitaire de la marque, voulant associer son personnage dans She’s Gotta Have it, l’inconditionnel de Michael Jordan, Mars Blackmon, et Jordan lui-même, dans leur campagne de promo pour les Air Jordan. Plus tard, la société 40 Acres & A Mule Filmworks réalisera des spots pour Converse, Jaguar, Taco Bell et Ben & Jerry’s.

Les films de Spike Lee examinent les relations interraciales, le rôle des médias dans la vie actuelle, la délinquance urbaine et la pauvreté, et d’autres questions politiques.

Son film Do the Right Thing a été nominé pour l’Oscar du meilleur scénario original en 1986. Beaucoup de gens à Hollywood pensèrent que le film méritait, aussi, celui du meilleur film. Cette année, c’était « Le chauffeur de Miss Daisy » qui remportait l’oscar du meilleur film. Interviewé le 7 Avril 2007 par le New York Magazine, Spike Lee déclara que cela l’avait encore plus peiné que le fait même de ne pas avoir reçu cette nomination.

En 1997, son documentaire portant sur l’attentat raciste d’une église baptiste en Alabama le 15 Septembre 1963, 4 Little Girls, est nominé pour l’oscar du meilleur documentaire.

Le 2 mai 2007, le 50ème Festival international du film de San Francisco lui décerne sa décoration spéciale et il début 2009 il reçoit le prix Wexner, qui récompense les artistes dont le travail reflète une vraie innovation, la plus grande qualité, et la plus profonde intégrité.

Spike Lee est donc un homme plein de récompenses, mais il est également sujet à de nombreuses controverses. Il n’a pas hésité au cours de sa carrière à dénoncer les comportements politiques, notamment quant à la réaction du gouvernement suite au passage de l’ouragan Katrina, en 2005. Parfaitement conscient de sa position, il se sait devoir s’exprimer pleinement quant aux problèmes de la société actuelle. C’est incontestablement l’un des plus grand homme que le cinéma contemporain ait connu.

Ci-après, une scène d’anthologie de l’un de ses meilleurs films, The 25th Hour : Enjoy !

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Catégorie : Cinéma

Albert Dupontel, un homme rare.

30 janvier 2009

Albert Dupontel

Acteur, réalisateur et humoriste est né en 1964, il grandi en banlieue parisienne du côté de Conflans Saint Honorine. A la fin des années 80 il suit des cours à l’Ecole du Théâtre national de Chaillot sous la direction d’Antoine Vitez; periode durant laquelle il fait quelques apparitions ainsi qu’un passage à l’Ecole d’Ariane Mnouchkine.

Pour ma part j’ai découvert Albert Dupontel par le biais de son one man show “Sale Spectacle”. Comment oublier Rambo, Bob ou même 30 millions de mamies… Premières impression: ce type est complètement fou.

Cependant l’eclectisme dont il fait preuve dans le choix des scénarios qu’il défend dévoile un homme rare, exigeant et intelligent. Son travail en tant que réalisateur est dans la même veine que son premier one man show.  Que ce soit Bernie, le Créateur dans lequel je le rappelle  la mécanique du film tourne autour de l’idée que la création passe forcément par le chaos… Attention le chaos sous toutes ses formes, ça commence par la mort accidentelle du chat du voisin!!! qui aboutit sur l’écriture d’un chapitre entier d’une pièce de théâtre dont l’auteur est joué par Albert Dupontel. Et Enfermés dehors, où il se met en scène en SDF délirant…

J’admire cet homme que ce soit en tant qu’humoriste, acteur et réalisateur. Il vise juste appuie là où ça fait mal. On attend vite la suite…

 

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Catégorie : Cinéma

Es tu un Rocknrolla ?

29 janvier 2009

Les gens me posent souvent la question : C’est quoi un rock’n'rolla ?
Et je leur dis que….C’est pas une histoire de décibels, de défonce et de désintox.
Oh non.
C’est bien plus que ça, mon pote.
On veut tous avoir la belle vie.
Pour certains, c’est la tune, pour d’autres,la drogue. Pour d’autres encore, c’est la baise, les paillettes ou la renommée.
Mais un rock’n'rolla…c’est autre chose.
Pourquoi ?
Parce qu’un vrai rock’n'rolla…..Il lui faut la putain de totale.

C’est sur ces quelques mots narrés par une voix grave et rauque que commence le dernier film de Guy Ritchie, Rocknrolla.

Guy Ritchie est très connu pour avoir été très longtemps, jusqu’à il y a quelques mois, le mari de Madonna.
On le connait également comme le réalisateur des deux comédies anglaises à succès que sont Arnaques Crimes et Botanique (Lock, Stock and Two Smoking Barrels) son premier film, sorti en 1998 et Snatch, sorti en 2000.

Après ces deux cartons, Guy Ritchie s’est essayé à d’autres styles, notamment avec la comédie dramatique “A la dérive” (Swept away) dans laquelle Madonna tenait le rôle principal, ou le policier “Revolver”, mais malheureusement, ces films n’ont séduit ni la critique, ni les spectateurs….

M. Ritchie nous est donc revenu fin 2008 avec Rocknrolla avec une comédie-gangsters comme il sait les faire.

Au menu : une bande de petit truands maladroits qui se retrouvent à devoir de l’argent à un grand méchant pas cool du tout et dépourvu d’éthique dans le business, qui lui même veut faire des affaires avec un super méchant Russe bourrés de principes, et d’autres personnages typiquement “Richiens”, le tout sur fond de bon Rock’n'Roll

La recette est sensiblement la même, mais on ne tombe pas dans le déjà vu.
Si vous avez aimé Snatch et Arnaques Crimes et Botaniques, alors vous passerez 2 très bonnes heures devant Rocknrolla.

Ci-après, un extrait de ces histoires de Rock et d’Arnaques sorties en novembre dernier.

Enjoy ! Rock’nRoll baby !!

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Catégorie : Cinéma